Le Conseil d’État juge légal le permis de construire du 17 décembre 2012

Conseil d'EtatLe 19 juin 2015, le Conseil d’État a prononcé la cassation de l'arrêt de la Cour Administrative d'Appel et a jugé légal le permis de construire du 17 décembre 2012. La décision du Conseil d’État.

Avant-projet de communiqué de presse SPPEF-SOS Paris publié sur la page Facebook de SOS Paris
Le Conseil d'Etat a décidé de valider le permis de construire de la Samaritaine malgré les jugements défavorables du Tribunal et de la Cour administrative d'Appel.
Les associations déplorent que la "réinvention" de Paris se fonde sur une fragilisation de son modèle urbain historique, homogène et horizontal.
Elles regrettent les excès du projet tant par l'ampleur des démolitions que par la rupture recherchée avec l'harmonie de la rue de Rivoli.
Néanmoins, les associations se félicitent d'avoir engagé le débat sur les formes de l'architecture contemporaine dans les villes anciennes, au sein des juridictions administratives, mais également dans la presse et dans les milieux de l’architecture, malgré la très grande puissance médiatique adverse. La bonne question a ainsi été posée au bon moment.
Ce questionnement sur l'intégration de l'architecture contemporaine concerne de nombreuses villes françaises et étrangères. Elle fait notamment écho à la dernière Biennale d'architecture de Venise sur les effets d'une modernité mal comprise et l'avènement de villes "génériques" ou banalisées.
Dans ce cadre, l'idée de bâtir sans pastiche ni rupture semblait pouvoir être déduite du Plan local d'urbanisme de Paris, comme l'ont considéré en formation plénière le Tribunal administratif et la Cour administrative d'appel. Alors que le Conseil d'Etat, jugeant ces dispositions contradictoires, les a privées de portée effective.
Un constat s'impose dès lors : l'urbanisme parisien, pourtant l'un des plus fameux et des plus enviés au monde, se trouve dépourvu de protection véritable.
La solution est désormais politique : les dispositions nationales et locales d'urbanisme devront être à même de protéger nos villes des projets et d’un Etat qui les ignorent.
Les associations déplorent la décision du Conseil d'Etat validant le permis de construire de la Samaritaine alors que Paris, dont la "réinvention" a été décrétée, est fragilisé dans son modèle urbain fait d'homogénéité et d'horizontalité.
Elles regrettent également les excès du projet tant par l'ampleur des démolitions que par la rupture recherchée avec la rue de Rivoli.
Les associations se réjouissent cependant du débat engagé sur les modalités d'expression de l'architecture contemporaine dans les villes anciennes, d'abord au sein des juridictions administratives, mais également dans la presse, malgré la puissance médiatique adverse. La bonne question a ainsi été posée au bon moment.
Ce questionnement sur l'intégration de l'architecture contemporaine concerne de
nombreuses villes françaises et fait notamment écho à celui de la dernière Biennale d'architecture de Venise sur les effets d'une modernité mal comprise et l'avènement de villes "génériques".
Dans ce cadre, l'idée de bâtir sans pastiche ni rupture semblait pouvoir être déduite du Plan local d'urbanisme de Paris, comme l'ont considéré en formation plénière le Tribunal administratif et la Cour administrative d'appel. Cependant, le Conseil d'Etat, jugeant ces dispositions contradictoires, les a privées de porté effective.
Un constat s'impose dès lors : l'urbanisme parisien, pourtant l'un des plus fameux et des plus enviés au monde, se trouve dépourvu de protection véritable.
La solution est désormais politique : les dispositions nationales et locales d'urbanisme devront mieux protéger nos villes des projets qui les ignorent.

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