Droit de réponse de la SPPEF publié dans les Echos du 4 août 2014

Les raisons de la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF), association reconnue d’utilité publique fondée en 1901, associée à SOS Paris, pour demander l’invalidation du permis de construire de la Samaritaine sont claires : il s’agissait de l’importance des démolitions (îlot avec façades des XVIIIe et XIXe siècles), sans précédent dans la capitale depuis les années 1960, jointe à la volonté manifeste du projet de rompre avec le tissu urbain environnant. La SPPEF prolongeait ici son action ayant permis, en 1968, de sauver l’essentiel du quartier des Halles, condamné au nom d’une modernité mal comprise.
Il est devenu très à la mode d’attribuer les retards des chantiers aux associations. Outre le fait que les lenteurs de la justice ne peuvent leur être imputées, il est à souligner, en l’espèce, que la demande de suspension des démolitions a été repoussée par le juge en juillet 2013, suite à une « erreur manifeste de droit », permettant à LVMH de poursuivre ses travaux jusqu’au présent jugement de 2014. De plus, l’un des deux permis, couvrant les trois-quarts de l’emprise du projet, étant validé, seule une partie de l’opération doit être modifiée. Reste, évidemment, que le meilleur moyen d’achever rapidement un chantier est de respecter les prévisions des documents d’urbanisme. Lire la suite