Une charte de qualité pour le chantier de la Samaritaine

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Une charte de qualité (sans date !) pour que le chantier de la Samaritaine réponde aux normes de haute qualité environnementale (HQE) comme il y a eu une pour le chantier des Halles. Pour mémoire, les riverains du chantier des Halles, malgré cette charte, ont eu à subir plus de 100 nuits de travaux bruyants (voir notre article).

Les points les plus importants :

  • les horaires : 7h-22h en semaine et 8h-20h le samedi
  • les horaires pour les travaux bruyants : 7h30-19h en semaine et 9h-18h le samedi
  • pas de circulation aux alentours de l'école de l'arbre sec aux horaires d'entrée et de sortie des élèves (voir notre article précédent)
  • la mise en place d'un numéro vert dédié aux heures d'ouverture du chantier (0800 730 051)
  • une adresse mail : samaritaine.riverains@vinci-construction.fr
  • un formulaire pour signaler un incident ou un manquement à la charte

Le Conseil d’État juge légal le permis de construire du 17 décembre 2012

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Conseil d'EtatLe 19 juin 2015, le Conseil d’État a prononcé la cassation de l'arrêt de la Cour Administrative d'Appel et a jugé légal le permis de construire du 17 décembre 2012. La décision du Conseil d’État.

Avant-projet de communiqué de presse SPPEF-SOS Paris publié sur la page Facebook de SOS Paris
Le Conseil d'Etat a décidé de valider le permis de construire de la Samaritaine malgré les jugements défavorables du Tribunal et de la Cour administrative d'Appel.
Les associations déplorent que la "réinvention" de Paris se fonde sur une fragilisation de son modèle urbain historique, homogène et horizontal.
Elles regrettent les excès du projet tant par l'ampleur des démolitions que par la rupture recherchée avec l'harmonie de la rue de Rivoli.
Néanmoins, les associations se félicitent d'avoir engagé le débat sur les formes de l'architecture contemporaine dans les villes anciennes, au sein des juridictions administratives, mais également dans la presse et dans les milieux de l’architecture, malgré la très grande puissance médiatique adverse. La bonne question a ainsi été posée au bon moment.
Ce questionnement sur l'intégration de l'architecture contemporaine concerne de nombreuses villes françaises et étrangères. Elle fait notamment écho à la dernière Biennale d'architecture de Venise sur les effets d'une modernité mal comprise et l'avènement de villes "génériques" ou banalisées.
Dans ce cadre, l'idée de bâtir sans pastiche ni rupture semblait pouvoir être déduite du Plan local d'urbanisme de Paris, comme l'ont considéré en formation plénière le Tribunal administratif et la Cour administrative d'appel. Alors que le Conseil d'Etat, jugeant ces dispositions contradictoires, les a privées de portée effective.
Un constat s'impose dès lors : l'urbanisme parisien, pourtant l'un des plus fameux et des plus enviés au monde, se trouve dépourvu de protection véritable.
La solution est désormais politique : les dispositions nationales et locales d'urbanisme devront être à même de protéger nos villes des projets et d’un Etat qui les ignorent.
Les associations déplorent la décision du Conseil d'Etat validant le permis de construire de la Samaritaine alors que Paris, dont la "réinvention" a été décrétée, est fragilisé dans son modèle urbain fait d'homogénéité et d'horizontalité.
Elles regrettent également les excès du projet tant par l'ampleur des démolitions que par la rupture recherchée avec la rue de Rivoli.
Les associations se réjouissent cependant du débat engagé sur les modalités d'expression de l'architecture contemporaine dans les villes anciennes, d'abord au sein des juridictions administratives, mais également dans la presse, malgré la puissance médiatique adverse. La bonne question a ainsi été posée au bon moment.
Ce questionnement sur l'intégration de l'architecture contemporaine concerne de
nombreuses villes françaises et fait notamment écho à celui de la dernière Biennale d'architecture de Venise sur les effets d'une modernité mal comprise et l'avènement de villes "génériques".
Dans ce cadre, l'idée de bâtir sans pastiche ni rupture semblait pouvoir être déduite du Plan local d'urbanisme de Paris, comme l'ont considéré en formation plénière le Tribunal administratif et la Cour administrative d'appel. Cependant, le Conseil d'Etat, jugeant ces dispositions contradictoires, les a privées de porté effective.
Un constat s'impose dès lors : l'urbanisme parisien, pourtant l'un des plus fameux et des plus enviés au monde, se trouve dépourvu de protection véritable.
La solution est désormais politique : les dispositions nationales et locales d'urbanisme devront mieux protéger nos villes des projets qui les ignorent.

Nicolas Barré, un bon "Samaritaine"… en service commandé pour son propriétaire

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Sur le site acrimed.org (Observatoire des médias - Action - Critiques - Médias) Denis Perais fait une analyse de l'attaque en règle menée contre la justice par Nicolas Barré, chroniqueur économique sur Europe 1 (mais aussi directeur de la rédaction des Échos qui appartient au groupe LVMH), avec la complicité de Thomas Sotto, mêlant tout à la fois manipulation, mensonges et mépris, servant de paravent à un conflit d’intérêts totalement dissimulé aux auditeurs. Lire l'article.
Cet article fait écho à celui que nous avons publié précédemment : Les médias au diapason de LVMH.

Communiqué de presse la SPPEF et de SOS Paris : Samaritaine, une victoire pour Paris !

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La SPPEF et SOS Paris saluent la décision sage et argumentée de la Cour administrative d’appel confirmant l’annulation du permis de construire de la Samaritaine : celle-ci conforte pleinement leurs analyses et démontre la validité de leur combat.
Par contraste, elle souligne que la Ville de Paris aurait dû suivre l’avis éclairé de la Commission du Vieux Paris et met en lumière l’impéritie du Ministère de la Culture.
Par delà le cas emblématique de la Samaritaine, c’est la problématique de la place de l’architecture contemporaine dans les centres anciens qui est posée. Les Parisiens doivent aujourd’hui s’approprier cette victoire, fruit d’un combat démocratique conduit par les associations : cette décision est tout simplement le reflet du texte équilibré du Plan Local d’Urbanisme, prohibant aussi bien le pastiche que l’architecture de rupture, forme infantile de la modernité.
Quelle autre voie possible pour Paris ?

Julien Lacaze (SPPEF), Christine Nedelec (SOS Paris)

Une victoire en appel pour les associations

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La cour administrative d’appel de Paris vient de rejeter les requêtes visant à l’annulation du jugement du 13 mai dernier, par lequel le tribunal administratif de Paris avait donné raison aux associations contre LVMH et la Ville de Paris. Le projet de SANAA tel qu’il avait été décidé est donc contraire au PLU (Plan Local d'Urbanisme) et n’aurait donc jamais dû être accepté par la ville et par le ministère de la Culture. Le jugement rendu n’est comme le précédent en rien basé sur des critères subjectifs mais sur les exigences du P.L.U.
La Samaritaine et la Ville de Paris devront proposer, enfin, un projet respectant l’unité de ce quartier parisien.
Le Collectif Samaritaine se réjouit de cette décision de justice. Lire l'arrêt de la Cour Administrative d'Appel de Paris et l'analyse du jugement faite par Atsys, cabinet d'avocats. Lire également le communiqué de presse de la Cour Administrative d'Appel de Paris.
LVMH et la Ville de Paris ont décidé de se pourvoir en cassation devant le Conseil d'Etat.

Lire l'article de Didier Rykner paru sur le site de la Tribune de l'Art et très justement intitulé : "Samaritaine : victoire totale des associations".

Ecoutez l'interview d'Alexandre Gady, président de la SPPEF sur France Inter.

Voir aussi la revue de presse.

Les jeux interdits d'Anne Hidalgo

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Une chronique parue dans le Courrier de l'architecte du 10 décembre 2014 : Les jeux interdits d'Anne Hidalgo

Le Moniteur-AMC qui fait une pétition pour la tour Triangle. Des «grands» qui la signent. Des feux de cheminée un jour interdits, le lendemain autorisés. La gabegie des Halles. Le refus de payer pour la Philharmonie. Des socialistes qui aiment les promoteurs... Paris donne à voir, par tous ses interdits, sa folle politique... (lire l'article)

A quoi sert une enquête publique ?

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Une dépêche de l'AFP du 12 novembre 2014 annonce : "Nouveau Roland-Garros": avis favorable du commissaire enquêteur.
Didier Rykner réagit dans la Tribune de l'Art dans un article intitulé : Roland Garros : A quoi sert une enquête publique ?
Quel est le rapport avec la Samaritaine ? Dans les deux cas la commissaire enquêteur était... Marie-Claude Eustache.
Pour mémoire : le rapport de la commissaire enquêteur sur la Samaritaine.

La Samaritaine et la destruction de la ville

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A lire un excellent article écrit par Luc Dupont, architecte, et publié sur le site de SOS-Paris : la Samaritaine et la destruction de la ville.
Extraits :
Cet immeuble [le projet Sanaa], à l’échelle d’un ilot (presque) entier, pourrait être construit n’importe où, de la même manière, en dehors de la ville ou dans un quartier neuf. Il ressemble à n’importe quel immeuble de bureaux, avec sa grande cour intérieure dont les vues intérieures sont glaçantes, alors qu’un « parcours », un cheminement entre les anciennes cours rénovées aurait été beaucoup plus intéressant !
Trop de dessins d’architecture et d’urbanisme sont aujourd’hui « globaux », simplistes. Ils constituent les armes de ceux qui veulent effacer les différences, les particularités. Les architectes le savent-ils ? Savent-ils qu’ils participent de cela ?

La cour d'appel du TA ordonne le sursis à exécution du jugement annulant le permis de construire

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La cour administrative d'appel de Paris a ordonné le 16 octobre le sursis à exécution du jugement annulant le permis de construire. Cette annulation ne préjuge en rien de la décision qui devait être rendue par la Cour sur le fond de l’affaire le 5 décembre 2014. Mais en attendant, cela signifie que les travaux peuvent reprendre. Voir le communiqué de presse de la cour administrative d'appel.
La Mairie de Paris a également publié un communiqué dans lequel "elle réitère son souhait de voir cette opération menée à terme dans une ville fidèle à son patrimoine".
Voir la revue de presse.
A lire également cet article publié dans les Echos en 2005, avant que ce journal ne devienne propriété de LVMH : La Samaritaine, paquebot fantôme. Le ton était alors bien différent.

La cour d'appel du TA favorable à la suspension de l'annulation du permis de construire

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Nouveau coup de théâtre dans le dossier Samaritaine. Le rapporteur public de la cour administrative d’appel de Paris s’est prononcé ce jeudi pour la suspension de l’annulation d’un permis de construire du chantier de la Samaritaine. Si cette demande est suivie les travaux pourraient reprendre. Décision le 16 octobre.
Le "mur de l'argent" comme le dit Archicool serait-il en train de gagner ? Le Parisien, quant à lui, n'hésite pas à titrer : "les opposants désavoués".
Voir la revue de presse.

Les médias au diapason de LVMH

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arretsurimage.netUn article excellent intitulé les médias au diapason de LVMH et mis en ligne sur le site arretsurimage.net met à jour l'incroyable campagne médiatique pour défendre LVMH et railler, museler, voire censurer, les associations.
Cet article conforte ce que nous disions dans un article précédent publié le 19 juin 2014 et intitulé l’incroyable campagne de presse sur la Samaritaine.